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Qu’a bien pu faire Marvin pour susciter un tel engouement au sein de la large, mais souvent disparate, communauté des amateurs de rock déviant? C’est incroyable qu’un trio de noise instrumentale de Montpellier qui s’agite depuis 2005 avec pour seules armes quelques tubes et quelques tours de France en bonne et due forme, soit l’objet d’un tel consensus. Ils commencent en 2005 en partageant un split 10" avec le groupe Doppler sur le label lyonnais SK records. En couverture, un portrait dégueulasse de Jean Michel Jarre! Ca commence mal a priori. Sauf que déjà les deux titres font mouche. Deux tubes d’un style qui leur est assez personnel. Le trio clavier, guitare, batterie nous fait un post rock noise qu’on pourrait rapprocher de Trans Am mais à la manière de véritable furieux adeptes des dancefloors. Puisque, oui, il s’agit aussi et surtout de danser ! Le tempo est élevé, les mélodies répétitives et le clavier fou. Quelques voix vocodées viennent apporter une touche outerspace qui contribue à faire perdre quelques notions de temps et d’espace et c’est parti, on entre dans un domaine que seule une poignée de magiciens maîtrise : la transe ! Depuis, un album en autoproduction qui s’écoulera à la vitesse de leurs tours de France, une presse unanime, la réputation est faite, le cercle d’auditeurs conquis et de sceptiques en sueur s’agrandit jusqu’à cette date à Aucard qu’on imagine déjà mémorable. |
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