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Alcatrazz - No Parole From Rock n’Roll

lundi 4 septembre 2017, par Robin

Alors cette semaine, No Parole From Rock n’Roll d’Alcatrazz.

Bon je sais que beaucoup d’entre vous sont en train de se demander « mais bordel, c’est quoi Alcatrazz ? » et pour vous répondre simplement et succinctement, je dirais il s’agit du groupe le plus important et le plus influent des années 80 et dont 99% d’entre vous n’ont jamais entendu parlé. C’est le groupe qui a fait décoller la carrière de Steve Vai (désolé Zappa) ainsi que le sujet d’un précédent lundispensable, Yngwie fucking Malmsteen et bien entendu le chanteur Graham Bonnet (ex-chanteur de Rainbow).

La genèse du groupe se trouve dans ce projet très ambitieux et dont vous avez (peut-être entendu parlé, sarcasmes) Ritchie Blackmore’s Rainbow, groupe du premier guitariste de Deep Purple.

Quand Ronnie fucking James Dio quitta le groupe, Ritchie Blackmore chercha désespérément quelqu’un dont la voix le sortirait de la misère, et BAM ! Entre en scène Graham Bonnet.

Malgré quelques désaccords d’ordre vestimentaires et capillaires (oui oui, vraiment) Bonnet décroche le job et enregistre l’album Down to Earth en 1979 avec l’égo de Blackmore, je veux dire son groupe...

Vous aurez compris on va parler de bon gros rock come on ne fait plus. Finalement après quelques tournées et quelques autres projets, il décide de lancer son propre groupe : Alcatrazz.

Après avoir récupéré un bassiste (Gary Shea), un claviériste (Jimmy Waldo) et un batteur (Jan Uvena), Graham Bonnet se mit à chercher son propre Ritchie Blackmore.

Et c’est alors qu’ils tâtonnaient encore dans le noir à l’âge de pierre que quelqu’un leur présenta l’équivalent du silex et de l’amadou : Yngwie Malmsteen, alors âgé de 20 ans.

Malmsteen arriva, il jouait comme Ritchie Blackmore, avait la même guitare, la même coupe de cheveux, c’était l’élu.

No Parole for Rock n’Roll fut leur premier album, paru en 1983, composé à 95% par le jeune guitariste prodige, et comportant des titres engagés comme Hiroshima mon amour, ou des monstruosités magnifiques tel que Too Young to Die, Too Drunk to Live.

On peut déjà sentir les influences baroques du jeu du guitariste, notamment dans le morceau Incubus.

Tout cela mélangé à des riffs complètement rock, l’album est un succès sur tous les plans, et rapidement une tournée est organisée, mais ce qui devait être le projet de Graham Bonnet devint rapidement le groupe de support d’Yngwie. Lors de la tournée japonaise, enchaînant des solos interminables qui mettaient la foule en délire, eu lieu le clash le plus épique de l’histoire : durant l’un de ces solos, Bonnet débranche Yngwie, deux fois de suite, s’ensuit une engueulade entre les deux musiciens, des coups sont échangés, Malmsteen quitte la scène et le groupe.

Il est remplacé par Steve Vai qui apprend les morceaux en l’espace de 24h afin de ne pas arrêter la tournée en cours et fait son premier concert avec Alcatrazz devant des fans hystériques qui ignoraient totalement que le guitariste était parti.

Mais c’est une autre histoire.

Pour en revenir à l’album en lui-même, il s’agit d’un mélange bizarre entre Pop/Rock et Neo-Classique, mais le résultat est sans appel, c’est un putain de monument à écouter.

La composition est géniale, le jeu de Malmsteen est impeccable, d’une précision chirurgicale, et on finit même par se faire à la voix de Bonnet.

Car il s’agit là du plus gros défaut de cet album, de ce groupe même, je ne supporte pas la voix de Graham Bonnet.

Il est considéré comme l’un des meilleurs chanteurs de sa génération, mais le fait est que chaque fois que je l’entends chanter, j’ai l’impression qu’il souffre le martyre et qu’il se force à chanter des parties trop complexes pour lui.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, aller voir le live ’84 disponible sur youtube, vous vous ferez votre propre avis.

Cependant, on peut en faire abstraction, et ce grâce à de purs chefs d’œuvres comme Jet to Jet, LE morceau de cet album.

Des riffs simples, une mélodie entraînante, un rythme qui vous fait bouger les hanches de manière indécente, et un solo qui rentre dans l’histoire, et c’est avec ça que l’on se quitte.



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