La SOIRÉE POST-APOCALYPTIQUE cinéma bis avec nanarland.com

Vendredi 3 avril 2020
aux cinémas Studio rue des Ursulines, Tours

19h concert cocktail gratuit : CHERRY’S ON TOP

Hillbilly Cajun Stomp Experience de La Rochelle, ces quatre-là vont nous transporter dans leur univers old Style Jump Swing Hillbilly enivrant et bien fait, avec deux guitares une contrebassine et un cajon.

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LES FILMS

Chaque séance sera précédée et suivie des cuts Nanarland, le best of du pire du cinéma mondial.

Expo d’affiches cinéma bis post apocalyptique dans le hall du Studio du 25 mars au 7 avril.

Le pass pour les 2 séances : 12,40€ / 8,20€ (adhérents Studio), en vente a partir du 23 mars.

20H15 : Les GUERRIERS du FUTUR

Wheels of Fire, 1985, de Cirio Santiago, Philippines, 86 min, VF 35mm

Le cinéma bis philippin dans son essence pure... Scénario simplet, réalisateur médiocre, acteurs inexpressifs, virilité de routiers, rires gras, costumes ridicules, mulets, moustaches et lunettes de soleil 80’s, décors carrières de pierre/pneus/tôle froissée/casques de motos/cuirs cloutés, version française à punch lines, plagiat flagrant, fusée spatiale en tôle ondulée, scène d’amour bestiale sur soleil couchant, bagnoles, vroum vroum tut tut etc...

Sorti la même année que le 3e des Mad Max dont il est un ersatz (avec un budget évidemment moindre), Les Guerriers du futur résume à lui seul le cinéma bis philippin : on veut faire comme les Américains, même si ça se voit qu’on a pas de budget... et qu’on le sait.

La chronique de nanarland.com

22h30 : Les RATS de MANHATTAN

Rats : notte di terrore, 1984, Bruno Mattei, Italie, 97 min, VF 35mm

Bruno Matteï est un grand symbole du cinéma Bis, il en accompagnera le déclin dans la fin des années 80. Plagieur sans vergogne, grand utilisateur de stock shots (images déjà filmées et réutilisées) bon monteur mais mauvais réalisateur, bricoleur ultra racoleur, il n’hésitera pas à s’engouffrer dans tous les genres du moment avec mauvaise foi et mauvais goût : ici le post-apocalyptique, surfant sur les succès de Mad Max. Il réussit le tour de force de faire un film post-apocalyptique tourné à 80% en intérieur (vu que les petites rues italiennes font pas très Manhattan), avec des effets non spéciaux à base d’images de rats placides qui sont censés attaquer les humains. Les dialogues savoureux et les comédiens en sur-jeu permanent à la limite de l’hystérie en font un classique du nanar. La légende veut que Mattei n’ait participé qu’à une toute petite partie du tournage, c’est peut-être mieux ainsi.

La chronique de nanarland.com