{"id":41861,"date":"2015-05-12T11:29:05","date_gmt":"2015-05-12T09:29:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.radiobeton.com\/wordpress\/?p=41861"},"modified":"2015-05-12T11:29:05","modified_gmt":"2015-05-12T09:29:05","slug":"nick-cave-and-the-bad-seeds-let-love-in","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.radiobeton.com\/www\/nick-cave-and-the-bad-seeds-let-love-in\/","title":{"rendered":"NICK CAVE AND THE BAD SEEDS &#8211; Let Love in"},"content":{"rendered":"<p><em>It&rsquo;s Dirty end of Winter<\/em>&#8230;cette phrase pourrait illustrer l&rsquo;oeuvre de <strong>Nick Cave.<\/strong> Ce vers, tir\u00e9 de <strong>Loom of the land<\/strong>, croque parfaitement l&rsquo;univers frois et triste que nous fait partager Nick Cave dans la plupart de ses albums premi\u00e8re p\u00e9riode. Il y a <strong>Nick Cave<\/strong>, mais aussi les <strong>Bad Seeds<\/strong>, <strong>Blixa Bargeld<\/strong>, g\u00e9nie incompris du groupe, restera en retrait avant de s&rsquo;\u00e9manciper et de quitter la formation pour se consacrer pleinement au groupe indus <strong>EINSTURZEINDE NEUBAUTEN<\/strong>. <strong>Mick Harvey<\/strong>, un autre membre important du groupe multi-instrumentiste sera aussi \u00e0 l&rsquo;origine du succ\u00e8s.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/AtG9GT4RcFY\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>1989, j&rsquo;ai mon billet pour voir <strong>THE POGUES<\/strong> au Printemps de Bourges, la soir\u00e9e va \u00eatre festive gig et arros\u00e9e, j&rsquo;adore ce groupe de Punk Irlandais reprenant les standards du folklore fa\u00e7on punk rock.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie est annonc\u00e9e, je traduis <em>Nicolas Grotte et les mauvaises graines<\/em>, mouais, pourquoi pas, c&rsquo;est donc <strong>Nick Cave and the bad seeds<\/strong> qui ouvre ce magnifique concert. Je venais pour les <strong>Pogues<\/strong>, et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 autant ravi par la premi\u00e8re partie. Cet \u00e9lectrique homme en noir qui court d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la sc\u00e8ne me subjugue. C&rsquo;est dans un magazine l&rsquo;Hiver suivant, que je retrouve trace du bonhomme. J&rsquo;ach\u00e8te alors <em>Henri&rsquo;s Dream<\/em> et <em>Kicking against the pricks<\/em>. La noiceur de ces albums est en harmonie avec mes humeurs du moment. J&rsquo;aime l&rsquo;artiste, mais je d\u00e9croche parfois devant la m\u00e9lancolie des musiques. <\/p>\n<p>L&rsquo;Univers de <strong>Nick cave<\/strong> est pav\u00e9 de meurtriers, de larmes, de malheurs et de tristesses, mais aussi parfois de purs moments de bonheur. Lors de la naissance de son fils, une luminosit\u00e9 intangible est venue \u00e9clairer les d\u00e9serts absous de son r\u00e9pertoire. Tr\u00e8s proche de l&rsquo;Unvivers destructur\u00e9 du <strong>BAUHAUS<\/strong>, et de l&rsquo;Allemagne meurtrie d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, Nick cave aime nous faire vivre ses ambiances particuli\u00e8res. Le groupe jouera dans le film plein d&rsquo;esp\u00e9rance de<strong> Wim Wenders<\/strong>, <em>\u00ab\u00a0Les ailes du d\u00e9sir\u00a0\u00bb<\/em> avec <strong>Peter Falk<\/strong>, connu comme l&rsquo;Inspecteur Columbo.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"420\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/FYaRpBAvESg\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>Et puis arrive <em> Let Love in <\/em>, 8\u00e8me album sorti le 18 avril 1994, une bouff\u00e9e de fraicheur optimiste, des chants et des m\u00e9lodies moins tranch\u00e9s. Ce n&rsquo;est pas la joie de vivre, mais c&rsquo;est plus convivial si je puis dire, et le voix de Nick cave est pos\u00e9e, l&rsquo;attitude du crooner est l\u00e0, et j&rsquo;aime \u00e7a ! Pour moi, le dormeur s&rsquo;est r\u00e9veill\u00e9 si je dois faire un parall\u00e8le avec <em>Dune<\/em>. Ce \u00ab\u00a0Let Love in\u00a0\u00bb m&#8217;emm\u00e8ne, c&rsquo;est la longue lign\u00e9e d&rsquo;album incontournable dont cet album est la pierre d&rsquo;achoppement.<\/p>\n<p>On y c\u00f4toie un chanteur sombre extr\u00eamement sophistiqu\u00e9. le monde n&rsquo;avait plus connu de tel crooner depuis<strong> Franck Sinatra<\/strong>. Les morceaux parlent d&rsquo;amour, oui d&rsquo;amour, mais tortur\u00e9, de castration et de lobotomie amoureuses. On sent la passion qui a d\u00e9vor\u00e9 laissant l&rsquo;Humain comme une coquille vide, les morceaux <em>Do you love me?<\/em> et <em>Let Love in<\/em> en sont l&rsquo;illustration parfaite. Une pochette o\u00c3\u00b9 le crooner apparait torse nu sur un fond rose sanglant, le regard perdu dans l&rsquo;espace&#8230;<\/p>\n<p>On retiendra aussi de la part du Chanteur ses amours passionnels d&rsquo;o\u00c3\u00b9 naitront de belles choses,<strong> Kylie Minogue<\/strong> qui permettra aux murder ballads de rester en haut des classements, puis <strong>PJ Harvey<\/strong> avec qui il nouera une longue et tumultueuse relation.<\/p>\n<p>Cet album restera une charni\u00e8re dans la carri\u00e8re de <strong>Nick Cave<\/strong>. S&rsquo;en suivra des albums moins rudes, mais avec tout autant d&rsquo;asp\u00e9rit\u00e9 !<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"420\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/VJTjsVSzQ1Q\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>It&rsquo;s Dirty end of Winter&#8230;cette phrase pourrait illustrer l&rsquo;oeuvre de Nick Cave. Ce vers, tir\u00e9 de Loom of the land, croque parfaitement l&rsquo;univers frois et triste que nous fait partager Nick Cave dans la plupart de ses albums premi\u00e8re p\u00e9riode. 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