Chaque mardi de 18h15 à 19h, retrouvez l’émission dédiée à la scène locale d’Indre-et-Loire sur Radio Béton (93.6) en partenariat avec la Fraca-Ma et le label Un je-ne-sais-quoi.
Nos trois animateurs (Enzo de Radio Béton, Greg de la Fraca-Ma et Guillaume du label Un je-ne-sais-quoi) reçoivent chaque semaine en interview un groupe ou artiste de la scène locale d’Indre-et-Loire et font le tour de son actualité : sortie d’album, concerts, news… le tout agrémenté, dès que cela est possible, d’un petit live radio.
Ce mardi 24 novembre, le Quart d’heure recevait l’artiste multifacettes tourangeau Janski Beeeats pour la sortie d’Invisible, son nouvel EP et pour faire le tour de ses différents projets : du générique de la série TV la Lazy Company à son futur clip entièrement animé, en passant par la BD ou encore sa participation à un morceau de la première chanteuse virtuelle européenne et francophone Alys dans le cadre du Japan Tours Festival.
Je me souviens très précisément la 1ere fois où j’ai entendu parler de Muse. Ou plutôt, où j’ai vu le nom de Muse. J’étais au self de la cantine du lycée, en train de manger mes nouilles noyées dans 6 litres de beurre suintant, quand un des beaux gosses du lycée est passé avec son sac East Pack à côté de moi. Sur son sac était affiché fièrement sa discographie du moment : un écusson de Slipknot, les initiale de System of A Down, un A de Anarchie soigneusement cousu à la main. Et rajouté au blanco, « Muse ». Bien sûr, moi avec mes boutons plein la gueule et mon look insignifiant, tout ce que pouvait bien faire cette tranche de jeune déjà si affirmé dans leur style (je veux dire, il avait la classe avec son sweet à capuche Les Betteraves, son jean baggy attaché audacieusement sur le haut des cuisses, et ses Vans si larges qu’il aurait était impossible de le faire chavirer même en se jetant à quatre dessus), bref, tout ce qu’il écoutait, ça m’intéressait. Quoique sur le coup, le mot « Muse » m’a plutôt inspiré les imageries d’un groupe comme Evanescence, aussi très à la mode à cette époque.
J’ai donc mis un peu de temps après cette première rencontre visuelle, pour y mettre de la musique. Et quelle ne fût pas ma surprise quand je découvris que, Muse finalement, n’avait rien à voir avec Slipknot ou Evanescence. Enfin, un peu quand même, si on s’attarde sur le côté bien épique du groupe, penchant rock/pop pour Muse, ainsi que sur quelques riffs tendance rock bien lourd voir métal (L’intro de Citizen Erased par exemple).
Et puis, le thème de l’album colle bien avec l’écusson A Anarchie du bellâtre puisque ça parle principalement d’une crainte du contrôle et de l’écrasement de l’individu par la technologie de surveillance. No pasaran quoi. Bref, outre toute cette imagerie qui ferait tourner de la tête n’importe quel adolescent en mal d’identification originale, c’est musicalement que Muse réussi un beau tour de force sur cet album qui est le deuxième du groupe anglais. Déjà, même si ça s’est moins senti ces dernières années, Mathew Bellami, le leader est chanteur du groupe, est un petit génie de la musique, au talent incontestable. Réussir à allier musique classique (l’intro de New Born est une reprise de Philip Glass), et une basse ultra présente qui, contrairement à beaucoup de productions rock du moment, est déphasée par rapport à la guitare ou le piano, qui sont censés mener la mélodie. En effet, Christopher Wolstenholme (le bassiste) utilise de la distorsion et d’autres effets sur sa basse pour lui donner plus de présence, de lourdeur, permettant à la guitare de s’écarter de l’air principal et de jouer des notes plus élevées.
En toute honnêteté, si la patine de la nostalgie ne s’applique pas pour vous sur cet album, je ne suis pas certain que son écoute vous fasse aujourd’hui tant vibrer que cela. C’était un album réellement ancré dans son air du temps, mais par conséquent loin d’être intemporelle. Toutefois, je ne me lasserais probablement jamais, de temps à autre, de me relancer l’un des nombreux tubes de cet album dans les oreilles, pour redevenir un jeune rebelle le temps d’un morceau.
L’Université François Rabelais et Radio Béton, avec le soutien de la Bibliothèque municipale de Tours, vous proposent un concours de nouvelles, rédigées en français et entièrement inédites. Jouant l’imprévisibilité et la liberté de ton, votre nouvelle sera écrite dans un style intraitable qui ne tolère ni banalité, ni superflu. Le texte doit être tricoté et déclencher hilarité, larmes, surprises, frissons d’effroi, des oh ! des aaaahh !!!
Le thème 2016 : Savants fous, Fous savants !
Président du jury : David Christoffel, artiste en résidence à l’Université !
Pour télécharger la fiche d’inscription, cliquez ici et pour le règlement, c’est là !
Date limite des retours : lundi 1er février 2016
Le prix : • 300€ en chèque-livres
• Enregistrement de la nouvelle par Radio Béton et diffusion dans le monde entier
• Impression de la nouvelle dans le programme du festival Aucard de Tours, tiré à 15000 exemplaires
• 2 pass pour le festival Aucard de Tours
Si vous souhaitez écouter « Mon chef », la nouvelle d’Olivier Pion, lauréat 2015, cliquez ici !
On a tous un titre qui nous trotte dans la tête. Chaque semaine, les animateurs de Radio Béton proposent leur playlist du week-end en choisissant leur morceau du moment.
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Enzo : groovy baby
Artiste : Golden Rules
Titre : It’s over
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Maylis : Instruisons-nous !
Artiste : Dooz Kawa
Titre : Le savoir est une arme
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Yohan : On a 16 ans, on boit de la Fisher directement à la bouteille, on a un collier à boules, on porte un T shirt Motörhead et la vie est putain de rock et putain de belle !
Artiste : BASEBALL ANNIE
Titre : I like Pornography
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Mélissa : J’aurais voulu faire une blague a propos d’un frère Jack pirate, mais j’ai pas osé en fait.
Artiste : Tin Sparrow
Titre : For you
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BSN : LA PRINCESSE / NOTRE PRINCESSE / SO PRICELESS.
Best moment à 2’42 . La plus grande dame de la musique sur au moins deux générations.
Artiste : Erykah Badu
Titre : Honey
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Nathan : Le voilà mon hommage national ! Pensée à la communauté musulmane, victime et montrée du doigt.
Artiste : Médine
Titre : Don’t Laïk
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JB : We’ll you marry me ? C’est fini on ne l’arrêtera plus. 3éme titre qui annonce un album FOU
Voici l’émission « ZE ULTIMATE ! » réalisée par les jeunes de la Mission Locale de Tours dans le cadre du dispositif Garantie Jeunes, en association avec Cultures du Coeur. Merci aux jeunes pour l’excellent moment passé, aux animatrices de la mission locale de Tours et à Marie et Steph de Cultures du Coeur ! Enjoy !