BSN Podcast, chaque vendredi à partir de 14h, vous propose les 8 morceaux qui font le mois de septembre. Bien entendu, c’est hyper exhaustif, mais ça montre assez bien l’étendu de cette rentrée 2016.
La série IS GONNA BE A GOOD MONTH, chaque dernier mercredi.
Chaque mardi de 18h15 à 19h, retrouvez l’émission dédiée à la scène locale d’Indre-et-Loire sur Radio Béton (93.6) en partenariat avec la Fraca-Ma et le label Un je-ne-sais-quoi.
Nos trois animateurs (Enzo de Radio Béton, Greg de la Fraca-Ma et Guillaume du label Un je-ne-sais-quoi) reçoivent chaque semaine en interview un groupe ou artiste de la scène locale d’Indre-et-Loire et font le tour de son actualité : sortie d’album, concerts, news… le tout agrémenté, dès que cela est possible, d’un petit live radio.
Emission un peu spéciale ce mardi 27 septembre : le Quart d’heure recevait trois groupes tourangeaux, Nivek, Grisbi et Sapiens Sapiens pour parler avec eux de la compilation Aucard is not dead, regroupant des titres inédits de la scène tourangelle, en soutien au festival Aucard de Tours (tous les bénéfices étant reversés à Béton Production).
Pour écouter et télécharger la compil, rendez-vous sur Bandcamp : https://aucardisnotdead.bandcamp.com/album/aucard-is-not-dead
Ce mardi 27 Septembre, on recevait Henriette Sautière, présidente de France Bénévolat Touraine, venue nous parler des Journées du Bénévolat, qui se tiendront samedi 1er et dimanche 2 Octobre à l’Hôtel de ville.
FRUSTRATION – Empire Of Shame
Born Bad Records / 24 octobre 2016
Un nouvel album de Frustration, ça rend toujours l’équipe de Radio Béton un peu débile. On pleure, on crie, on se serre dans nos bras, on tente des saltos avant … Et on finit généralement par aller acheter notre poids en jaja au Carrefour city du coin. Bref, ça vous ressoude une équipe plus solidement qu’un bon karaoké spécial Britney Spears.
Frustration, qui a grandi en même temps que Born Bad Records, label parisien vénéré du 93.6, signent ici leur troisième album : Empire Of Shame. Dont la première écoute nous a tout de suite rendu fébrile comme au premier jour. A l’heure où l’excitation du rock garage retombe progressivement (c’est qu’on reçoit presque plus de disque copié collé de Thee Oh Sees que de mauvaise imitation de Noir Désir maintenant, signe que les temps ont évolués), le groupe parisien sait survoler la masse en manque d’inspiration identitaire réelle pour avancer sans se retourner avec son style à lui. Sans pour autant cacher l’amour porté à ses idoles. Ainsi, on entend du Joy Division sur l’incroyable Just Wanna Hide, ou encore du The Smith sur Cause you ran away. D’autre titres, plus musclés, vont appeler à un stage diving foireux comme si on avait 16 ans (No Place), pendant qu’un pogo timide, la tête rentrée dans les épaules et les pieds trépignants, vous fait tomber quelques mètres plus loin, rapidement recouvert de bière sans bulle (Excess)
Ce qui est sûr, c’est que Frustration, à un âge où toute personne digne de ce nom possède une Rolex ou deux, font de la musique des bas fond de la société. Ça sent le froid, le charbon et une certaine misère sociale noble. Une bande son que n’aurait certainement pas désavoué Émile Zola. Sans entrer dans les détails des textes, rien que le titre de l’album Empire Of Shame, laisse sous entendre que le groupe n’a toujours pas accepté de se ranger en Scenic et toutou poilu sur les genoux. Et c’est tant mieux, car le rock ne sonne jamais aussi mal sur les enceintes polies d’un véhicule familial.
C’est donc un grand album que nous livre là le groupe parisien. Un album qui sonne déjà comme un classique, qui sort du lot et que nous colle au corps. Merci.
Oui, cette intro complètement kitsch, ambiance de film d’horreur, c’est ce qui annonce le grand retour de Kool Shen et Joey Starr. 1998. L’année des 35 heures, de la sortie de Titanic, de la France finaliste de la coupe du monde face au Brésil. A l’époque, mon sweat à capuche, mes pumas et moi-même, on squattait devant la télé en gueulant qu’on était les champions et un et deux et trois zéros. Et un, et deux, et trois ans après Paris sous les bombes, c’est le retour du Suprême NTM !
Un quatrième album, sorti chez Epic Records, qui sera disque de platine … mais sera aussi le dernier album du duo (mais ça, on le savait pas encore, on était naïfs et on achetait le pain avec des francs). Ils sont back dans les backs !
Et pour leur retour, ceux qui ont percé dans le milieu hip-hop en commençant comme graffiti writers et danseurs de smurf se sont très bien entourés : DJ Spank, déjà à la production d’Authentik (1991) et de Paris Sous Les Bombes (1995), est accompagné d’une team rocket de folie : Zoxea, des Sages Poètes de la rue, DJ James & DJ Naughty aux scratchs, et tout le 9-3 en renfort. Eh oui, le 9-3 aura vécu une belle année 1998 : février, inauguration du stade de France à Saint-Denis, octobre, retour des deux lascars aux aux voix rocailleuses et aux dents en or!
Un album écrit, selon la légende, au téléphone. En effet, Kool Shen, en pleine réalisation du premier album de Busta Flex, est peu disponible. Et pourtant, la cohérence entre les textes de Kool Shen et de Joey Starr n’en laisse rien sentir ! C’est ce qu’on appelle l’osmose, non ? Enfin, c’est vrai qu’après ils ont arrêté … arrêté leur duo, mais jamais arrêté le hip hop, jamais arrêté de poser des beats lourds, un flow lent et percutant et des textes bien vénères.