Un lundispensable, ça peut vous tomber dessus n’importe quand. Mais plus particulièrement quand t’es un jeune qui se retrouve embarqué sans trop savoir comment à traverser la France avec une bande de potes que tu connais depuis pas plus de deux jours. Et hop, tu te retrouve serré à trois à l’arrière d’une R5, ta tente Quechua sur les genoux, et une bière tiède qui tente de surnager entre le bordel ambiant et ma bouche sèche.
Et dans l’autoradio, ça révise la programmation du weekend. Je ne sais plus à quel festival on allait, ni où il était situé géographiquement. C’était de cette époque ou chaque weekend on se retrouvait sur une plaine, devant des concerts, dans un camping à faire des jeux à boire toute l’après midi sans une parcelle d’ombre. C’était bien.
On révise donc et le disque des Puppetmastaz arrive bien vite dans le mange disque. Mes compagnons de fortune sont d’ailleurs tous très excités à l’idée d’aller les voir. On me brief : « C’est super fun. C’est des marionnettes qui font du gros hip hop ».
Bon, j’ose rien dire, mais là comme ça, de base, je visualise bof. La marionnette j’aimais bien quand j’étais petit et que je prévenais (à chaque fois juste à temps) Guignol qu’un type chelou avec un gourdin s’apprêtait à lui taper sur le coin du crâne. Là, d’accord. Mais du hip hop ? Quoi, Guignol il toast ?
Et puis moi le hip hop, j’y connaissais rien. J’avais même quelques à priori. A part Eminem, ça me causais pas trop. Mais dès les premiers titres, j’ai eu envie de finir ma bière cul sec et de frapper mes voisins avec ma tente Quechua. Bordel, ça claque !
Le concert fût d’ailleurs à la hauteur de cette première approche disque. Un concert les mains en l’air, en quête du Bronx (ouais mais ils sont de Berlin abruti). Ce disque est assez énorme et montre une grande capacité de flow comme de production. Aux titres un peu West Coast, lents et badass (style Martian juice par exemple)
Ou aux titres carrément kitch et funk (Puppetmaaaaad)
Et ceux qui donne envie de tout casser et de bouncer jusqu’au plafond, cet album à tout pour conquérir les oreilles d’un néophyte du hip hop tel que je l’étais à l’époque. Je le garde toujours prêt de mon cÅ“ur, en souvenir de ce trajet en R5 sur la route des festivals, à la découverte de tout un tas de lundispensables à venir. Qu’elle est belle, une oreille innocente en pleine construction !
Bon, on sait que le revival Chanson Française chantée en Français est arrivé depuis pas mal de temps déjà, et des fois, ici à Béton, on en a un peu « gros » de recevoir des disques toujours formatés de la même manière, avec le même son, les sempiternelles même paroles traitant de sujets un peu creux. Lorsque j’ai mis le disque du Belge Nicolas Michaux dans mon pc, je me suis encore dit « allez, c’est parti pour une heure de souffrance », et là, chose inattendue et inavouable, j’ai vu la lumière au bout du couloir. Cette lumière belle comme le soleil de la Bourboule. Une espèce de lumière magique, porteuse d’espoir et qui re-donne foi en l’être humain. « A la vie, à la mort » est un disque de chansons d’amour, mais c’est pas aussi simple que cela. Cet album parle d’onanisme, de jalousie, de drague, et de désillusions.
En sous – titre, j’ai parlé de Jp Nataf (l’ex Les Innocents) ou de Daho (ex chanteur ayant dominé l’Hexagone dans les 80’s) – On est en plein dedans ! J’aurai pu tout aussi bien citer également Dominique A pour la poésie dans les mots, ou de Elmer Food Beat, pour le côté cul (morceau « Un Imposteur » par exemple), mais avec ce côté dandy que ne renierait pas Dany Brillant, autre représentant de cette classe romantique!
En tout cas, c’est une chouette et heureuse surprise qui nous vient du pays des Diables Rouges, le plat Pays chanté par Brel, patrie avec un vivier de chansonniers géniaux et très mignons – Nicolas Michaux deviendra à coup sûr un prophète en son pays, et en plus il porte des Tshirts avec des ours et des fontaines dessus, alors rien que pour ça, il mérite amplement sa place dans la grande liste des albums de la semaine sur Béton !
Chaque mardi de 18h15 à 19h, retrouvez l’émission dédiée à la scène locale d’Indre-et-Loire sur Radio Béton (93.6) en partenariat avec la Fraca-Ma et le label Un je-ne-sais-quoi.
Nos trois animateurs (Enzo de Radio Béton, Greg de la Fraca-Ma et Guillaume du label Un je-ne-sais-quoi) reçoivent chaque semaine en interview un groupe ou artiste de la scène locale d’Indre-et-Loire et font le tour de son actualité : sortie d’album, concerts, news… le tout agrémenté, dès que cela est possible, d’un petit live radio.
Ce mardi 17 mai, le Quart d’heure recevait l’artiste pop folk tourangeau Gnossos pour nous parler de son projet et de son dernier EP Chilling in Love.
Emission en réécoute : http://fracama.org/upload/quartdheure20160517.mp3
On a tous un titre qui nous trotte dans la tête. Chaque semaine, les animateurs de Radio Béton proposent leur playlist du week-end en choisissant leur morceau du moment.
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Enzo : Les marionnettes Allemandes s’apprêtent à faire leur retour … Et ça s’annonce du lourd !
Artiste : Pupptmastaz
Titre : Martian Juice
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Maylis : moi aussi, je veux y croire ! Je sais pas à quoi, mais je veux!
Artiste : Rich Aucoin
Titre : Want to believe
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Yohan : Un morceau de plus de 40 ans qui donne envie de boire des mojitos et dire que le monde c’est vraiment de la merde, mis à part le Punk, GWAR, TOTO et Le film MASSACRE A LA TRONCONNEUSE !
Artiste : LES POPPYS
Titre : Non, non, rien n’a changé
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Mélissa : L’année dernière on écoutait ça à fond. Et là, je regarde pas la fenêtre et je suis d’accord : « I can’t wait ’till the summer ».
Artiste : AUFGANG
Titre : Summer
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BSN : Extrait du film du même nom, un film solide pour une musique d’un compositeur rare et aussi solide.
Artiste : Stelvio Cipriani
Titre : La Polizia Sta A Guardare
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Nathan : « La révolution passe par le vélo ! » Julos Beaucarne.
Artiste : Von Pariahs
Titre : Bike Crash
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JB : C’était mieux avant. ( Voilà j’ai fait mon réac’ pour l’année )
Artiste : Birdy Nam Nam