BERURIER NOIR – Abracadaboum

Aujourd’hui un lundispensable qui pour moi, me rappellera toujours la route des vacances, pas pour la musique, mais un rituel instauré depuis plusieurs années. C’est les vacances, on monte dans la voiture direction la montagne, la plage, ou autre endroit de saison, fenêtre ouverte, la clé dans la serrure, pied sur le plancher et c’est ça à fond dans l’autoradio :

Ouais les Béru ! Les Bérurier Noir et leur 3e album « Abracadaboum ». A l’apogée de leur carrière, l’album est sorti avant ma naissance, en 1987, c’est donc bien plus tard que je découvre ces punks au grand cœur, idoles d’une génération.

Formés en 1983 dans des squats parisiens, le groupe parle pour une jeunesse complètement perdues face à une société qui adule les « jeunes cadres dynamiques », une société qu’elle ne comprend pas et qu’elle rejette.

Avec des paroles acérées, autour des problèmes sociaux, de la misère, du racisme, des dérives capitalistes, du totalitarisme, de la solidarité entre les jeunes de toutes origines… les titres ont des relents d’Orange Mécanique, avec un visuel fort aussi : un crew déguisé en clowns sur scène !

Un album qui proclame l’émancipation d’une jeunesse qui bouscule les tabous et les normes en reprenant en chœurs les hymnes à l’insurrection !

Les slogans sont nombreux et le plus célèbre d’entre eux est toujours avec nous, puisque qu’aucune manif contre l’extrême droite ne serait se faire sans crier : « La jeunesse emmerde le Front Nationale »

Même si les thèmes, la scansion épuisante et une théâtralité grandissante paraissent aujourd’hui désuète, la rage, l’insoumission et la liberté, elles, demeurent aujourd’hui encore explosives. À ceux qui les ont vu grâce à Radio Béton et le festival Aucard de Tours et à tous les autres qui comme moi sont nés un poil trop tard et bien chantons ensemble, que vous soyez sur la route des vacances ou non avec « Et Hop, Macadam Circus ».

Sly & The Family Stone – Back On the Right Track

 

Je vais vous parler d’un groupe que je ne connais au final presque qu’au travers de l’album chroniqué aujourd’hui : Sly & The Family Stone et leur 9ème album : Back On the Right Track

Vous entendez ces lignes de basses ? Eh bien figurez vous que si les soirées étudiantes n’existaient pas, elles ne seraient peut être jamais arrivées à vos oreilles.

1ère année de fac : les soirées étudiantes, les jeux d’alcools, tout ce joyeux bordel qui annonce le début de l’indépendance. Au détour d’un jeu de cartes créé grâce à cette pratique si sympathique qu’est le binge-drinking, je rencontre des 3èmes années très sympas qui ont décidé de jeter leur dévolu sur moi et de gentiment me surnommer ‘Sly’, une référence à Sylvester Stallone, sans doute à cause de ma carrure si athlétique. Bref… je ne me rappelle plus trop de ma fin de soirée, si ce n’est que ce surnom m’est resté pour les gens qui étaient présent.

Au détour d’une conversation, mon amie qui m’avait invitée à cette fameuse soirée, évoque avec amusement un groupe appelé Sly & The Family Stone, et me le fait écouter sur son enceinte portable, élément indispensable pour ton bon étudiant qui se respecte. J’écoute sans prêter une réelle attention à la musique, qui me sortira de la tête très rapidement. Sympa les potes.

Ce n’est que quelques années plus tard, lors d’un voyage dans cette ville si pittoresque qu’est Cambridge, que le groupe refera surface. Au détour d’un marché, je trouve un disquaire plutôt cool et je me décide de me mettre à fouiner dans ses back soul/disco/funk.

Je me retrouve nez à nez avec cet homme à la coupe afro et au costume blanc et chair qui trône sur la pochette. Je regarde le nom : Sly & the family Stone. Mince, ça y est, le peu de souvenirs de cette soirée et de cette musique me reviennent à l’esprit. Il coûte combien ? 6 Livres ? Bon au pire je risque pas grand-chose…

Je l’achète, un peu frustré parce que je sais que je pourrai pas l’écouter avant quelques semaines… mais bon au pire ça fera un souvenir sympa la pochette est cool.

De retour à la maison, ça y est, je vais pouvoir écouter les quelques disques que j’ai acquérit pendant mon voyage !! Je lance la platine, je pose le disque sur la table qui tourne lentement, je pose l’aiguille sur la première piste et là :

MAIS WOW, c’est quoi cette basse ? C’est quoi cette batterie ? C’est quoi ces cuivres qui sonnent toujours pile à la bonne mesure ?! Ce groove est incroyable ! Puis la voix de Sly Stone quoi, tellement enivrante, quand c’est pas celle des chœurs qui vous fait chavirer !

(Bon j’ai menti c’est pas la première piste du disque, mais l’intro est vachement cool et elle collait bien avec le scénario)

J’écoute la première face, pas un morceau moins bien que l’autre. Que des titres funk à souhait, et techniquement impressionnant. Et puis ce groove bordel.

Ca devait être cool quand même de pouvoir passer des soirées entières à danser sur de la soul et du funk.

Je me renseigne et qu’est-ce que j’apprends : ce disque était une tentative ouverte de redorer le blason de Sly Stone, si on se réfère au nom de l’album qui veut dire : de retour sur le droit chemin.

Ben merde alors, je vous laisse, j’ai 9 autres albums studios et leur album live de woodstock à écouter,  je vais pas perdre de temps. Je vous laisse cette fois avec la véritable première piste, celle qui vous ensorcèle dès les premières notes grâce à cette guitare sensuelle, et dont le message d’humilité ferait bien d’être plus écouté par certaines personnes, comme notre cher président par exemple.

Remember Who You Are, des Sly & the Family Stone.

 

Onyx – Shut’em down

Pour le Lundispensable d’aujourd’hui nous allons parler de l’énorme groupe Onyx, et de l’album qui compte sans doute leur plus grand succès en single, j’ai nommé Shut’ Em Down, à la fois titre de l’album et du morceau.

L’album Shut Em Down, d’Onyx, c’est le Hip Hop dur. Les beats acérés, et les flow toujours énervés de Fredro Starr et son cousin Sticky Fingers. Onyx c’est purement et simplement le crie, a l’image de la track 2, avec son refrain qui se hurle, Raise it up !

Onyx fait partie des légendes du hip hop. Formé en 1988 le groupe sort un EP et quelque mixtapes avant de sortir leur premier album solo : Backdafuckup en 93. Le succès est franc dès le départ, Fredro Starr et Sticky fingers viennent bousculer le rap en criant toute leur rage dans des textes sans concessions, et ça marche hyper bien, même sur les instru encore très Jazzy de l’époque. Après un deuxième album sorti en 95, et une petite pause pour s’approcher un temps du cinéma, les 2 MC’s les plus énervés de l’ouest lancent leur troisième balle, signée chez Def Jam Records, Shut’ Em Down, ici le titre Fuck That qui donne envie de s’accrocher à son volant, à 4 km\h et de balancer la tête d’avant en arrière, de secouer son voisin jusqu’à faire bouger la wago, en hurlant Fuck That

Onyx raconte crûment la rue, les flingues, les flics, la violence, et ça se sent du début jusqu’à la fin de l’album. Les textes sont durs, à l’image des rues du Queens de l’époque, d’où sont originaires les deux MC’s. Le morceau Facedown raconte l’une de ces histoires glauques :

Shut’ Em Down, c’est aussi pléthore de featurings en béton (haha), le tout jeune 50 cent encore en couches culottes à l’époque y fait ses premières armes, mais des artistes déjà très influents à l’époque sont également présents, DMX sur le morceau titre, Big Pun, Noreaga, The Lost Boyz, Reakwon, Raekwon et Mr Method Man. Le morceau Conspiracy avec X1 par exemple : envoi du gros pâté !

Enfin voila, Onyx, c’est donc une paire de Mc’s incontournable de la scène Hip Hop New Yorkaise depuis 25 ans, 8 albums, des featurings avec les plus grands noms, un album récent en 2017, avec les fameux Dope DOD que nous avons eu la chance de voir chez nous, et bien sûr, une bande de deux furieux sur scène, qu’on a vraiment vraiment hâte de voir sous le chapiteau, pour pouvoir sauter comme des fifous, et se venger de l’inondation une bonne fois pour toute ! Alors venez à Aucard et ne ratez pas Onyx !

The Chemical Brothers – Come With Us (2002)

The Chemical Brothers – Come With Us (2002) Freestyle Dust (UK) Astralwerks (US)

Aujourd’hui je vais vous parler d’un disque qui m’a laissé un souvenir impérissable, un disque tombé du camion et arrivé par hasard dans mon discman, en 2003, alors que je me pensais déjà fan d’électro parce que j’écoutais les Daft Punk ou Fatboy Slim…  Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler de Come With Us le 4ème album studio des Chemical Brothers.

D’ailleurs quand je voyais le nom de ce groupe passer je disais « chémical », ce qui prouve bien que je n’y connaissais rien à l’époque, et que mon niveau d’anglais était nul !

Bref si je me suis un jour posé pour écouter cet album c’est d’abord grâce à cette intro « come with us », « viens avec nous » (eh ouais j’ai fait des progrès depuis). Un morceau qui dure 5 min et qui monte, et qui monte et qui forcément vous pousse à fermer les yeux et à vous laisser entraîner.

Si je vous parle de cet album aujourd’hui c’est pour réparer une injustice. Si pour moi cet album a été ma première expérience avec le duo des faux frangins,  Tom Rowlands et Ed Simons n’en n’étaient  pas à leur coup d’essai et avaient déjà secoué la planète à coup de clips bien sentis et de morceaux « big beat », « techno-rock » qui en feront rapidement un groupe au succès international d’ailleurs à cette période c’est bien les Daft Punk qui font la 1ère partie des Chemical.

2ème morceau de l’album et un de ceux qui me laisse un peu dubitatif aux premières écoutes, (« it began in afrika »).

Mais ce morceau a aussi le pouvoir de vous faire croire qu’après avoir été emmené par une des meilleures intro du monde vous venez de voyager dans le temps et que vous êtes maintenant dans le berceau du monde, à coup de tam-tam et de fauves rugissants. La force de cet album réside dans plusieurs choses, déjà il ne se passe pas 10 secondes sans qu’un nouvel élément, un filtre, un effet, ou que sais-je, ne vienne vous chatouiller les oreilles, les Chemical savent occuper l’espace et vous y emmener (« galaxy bounce »)

Et le vrai tour de force de cet album c’est qu’il est pensé comme un mix, et que chaque morceau amène le suivant (c’est vrai pour les ¾ de l’album) et en ça, il en fait à mes yeux un des meilleurs albums du groupe. Alors oui je répare une injustice, parce que l’album ne fit pas grand bruit à l’époque et qu’au hasard de magazines et d’interviews du groupe je réalisais quelques années plus tard que Come With Us était pour la fanbase du groupe un album anecdotique…

Et pourtant qui a pu oublier le titre Star Guitar sublimé par Michel Gondry qui profita d’un retard de son TER et qui tourna le clip avec son iphone 2… ah non on est en 2002 pardon il y avait encore un peu d’argent pour la musique.

Pour la petite histoire ce clip culte a été tourné depuis la fenêtre d’un train qui allait de Nîmes à Valence et Michel (bah oui c’est son prénom) a fait le trajet plus de 10 fois et s’est aidé de papier millimétré, d’oranges, de chaussures et de livres pour réaliser ce tour de force que je vous invite à découvrir ! (Clip + Making of)

+ MAKING OF

D’ailleurs les trains on les retrouve aussi dans l’avant dernier morceau Pioneer Skies qui à l’époque est le morceau qui m’emmène le plus loin grâce à ces panoramiques gauches droites sur la fin du morceau qui m’ont rendu accro à cet album.

Et puis vient la fin de l’album avec un morceau venu du fond des abysses The Test en featuring avec une baleine et Richard Ashcroft chanteur de The Verve, ce morceau puissant et libérateur et sur lequel j’avais le don de m’endormir à chaque fois que j’écoutais l’album au casque.

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Bref pour moi cet album reste à ce jour ma meilleur expérience auditive si bien que depuis je suis accro à la chimie des « frères pétards ! »

On se quitte avec My Elastic Eye un morceau que vous pu entendre dans le film L’Effet Papillon.

GHINZU – BLOW

GHINZU / BLOW

DRAGOON RECORDS / 2004

Au collège, je commençais doucement à me lasser des Offspring, Sum 41 et autres punks à roulettes. J’avais besoin de choses neuves, qu’on me guide et sans crier gare je trouvais mon sensei.

C’était une lycéenne, elle faisait du basket dans le même club que moi et portait une veste en jean noire recouverte de patchs de groupes zarbi. Un jour, elle décide de me prendre sous son aile et de me donner cours dans cette belle école du Rock’n’roll !

Très vite un courant m’intrigue… Les mecs sont cool, les mélodies parfaites, la bière est bonne, les belges contrôlent le monde !
Et oui, 10 avant la déferlante du rap belge, nos cousins francophones devenaient les rois de la pop rock’n’roll et du rock tubesque. Girls In Hawaii, Hollywood Porn Stars, Deus, Sharko… et Ghinzu !

On est en 2004, bien avant de les voir au Printemps de Bourges pour leur album Mirror Mirror ou de ronger leur premier album Electronic Jaccuzi, c’est l’heure de l’ouragan belge.

Blow, ouverture éponyme d’un album fou, nerveux, aérien, tubesque et noise.

Addiction directe à ces morceaux progressifs, tantôt fragiles et cotonneux, tantôt massifs et explosifs… je finis par chourrer le disque dans une bibliothèque municipale dont je tairais le nom.
Je suis pas très fier de la chose mais j’ai 15 ans, je bois de la bière et quand jserai grand je veux être John Stargasm !

Le truc qui te quitte plus, les 12 morceaux blindent la bébé mémoire de mon mp3, et s’adaptent à plein de moments importants de ma vie, des premières clopes au premier rencard, des teufs entre potes aux longs trajets en bus… Ce genre de B.O.

On classe souvent Ghinzu dans les groupes à teuf, il faut dire que leurs concerts sont quand même de belles machines à remuer et que ça se vit très bien avec quelques pintes belges dans le corps ! Mais perso je n’ai jamais vécu cet album comme ça, il me fait l’effet de certains disques de post-rock, massif, parfois violent mais très introspectif, à écouter fort au casque allongé les yeux fermés.

Alors oui bon parfois c’est juste le gros bordel et ça te donne envie de danser en slip !
Depuis mon amour pour la Belgique n’a cessé de grandir et m’a voulu de belles cuites dans les rues de Bruxelles !

En attendant la prochaine fois, je me replonge avec une certaine saudade dans mes souvenirs de gars en costard, faussement branleurs et drôlement crooners.

RONI SIZE REPRAZENT

La vague Jungle en Angleterre s’est lancée concrètement en 1995 vers le grand public avec le Original Nuttah de Shy FX & UK Apachi. Une époque dingue d’un style qui s’est mélangé facilement avec le Ragga, le Jazz & le Funk. Pendant ce temps là, en France, les régressifs du pays donné de la pourriture à la nouvelle génération, et il a fallu attendre 1996 pour le succès de Daft Punk en Techno … et de la Jungle ? Pas question, au pire sur M6 la nuit ou dans la Party-Zone de MTV, mais dans la cour de récréation au collège, il était pas question d’en parler, la musique d’un certain futur ne pouvait pas s’accorder de tout façon … bref … passons et retournons en Angleterre.

Gilles Peterson, homme de passion de la blague Acid-Jazz (par provocation ?) et créateur du label Talking Loud signe en 1997 un album collectif qui marquera le mouvement Jungle d’un façon assez classe et humble, tout comme LTJ Bukem pour son versant atmosphérique la même année. Déjà, la distribution : Roni Size ; DJ Die ; DJ Krust & DJ Suv. Et au niveau des MC’s : Bahamadia ; Onallee. En terme de technique, c’est effet maximum avec une vraie batterie ; une vraie contrebasse ; une vraie voix Soulful, le tout sans fioriture, la marque de l’authenticité. En terme d’atmosphère, le collectif va piocher dans les climats des films noirs, de Quincy Jones à Lalo Schiffrin, en ajoutant une bonne dose de Funk et de Soul.

Le disque n’est pas strictement dans la Drum’n’Bass, et d’ailleurs le terme Newforms n’est pas lié au hasard. Le style avait besoin de regarder dans le futur, tout en cherchant ses influences du passé … mais sans copier. Voilà en quoi le disque est magistral et unique. Il y a eu des suites pour le collectif, mais la magie n’a pas opéré correctement. Roni Size est resté dans un stade en cohérence avec le style : No Evolution. Nous sommes loin du message donné la même année, en 1997, de Buckshot Lefonque : Music Evolution.

Sabaton – The Last Stand

Dans les temps médiévaux le Sabaton était une partie d’armure se mettant au genou

Depuis 1907, la famille Sabaton se consacre en Ardèche à la confiserie spécialisée dans la châtaigne.

Depuis 1999 il s’agit d’un groupe de Heavy/Power métal Suédois et même si j’aime beaucoup la châtaigne, on va se concentrer sur le groupe aujourd’hui.

En l’espace de 10 ans, ce groupe a réussi à devenir l’un des groupes de métal les plus influents de sa génération.

Il s’agit également du seul groupe au monde à avoir été décoré par un gouvernement (celui de la Pologne) pour avoir fait un travail de mémoire.

Car si la musique de Sabaton est efficace et franchement cool, sa particularité se tient dans ses paroles et ses thèmes abordés : la guerre, les batailles historiques.

On peut trouver cela peu original, et vous auriez raison, seulement Joakim Broden, chanteur du groupe, fait un travail de recherche poussé lors de l’écriture des morceaux, racontant ainsi le plus fidèlement possible les événements passés, et ce depuis leur premier album : Primo Victoria.

Aujourd’hui je vous propose de se pencher vers leur dernier album, le premier que j’ai écouté : The Last Stand.

Il s’agit de leur album le plus abouti, autant musicalement qu’au niveau des sujets des morceaux.

Vous aimez les spartiates, ou les samouraïs ? Il y a ce qu’il vous faut.
Vous voulez écouter un morceau avec de la cornemuse qui raconte la bataille de Bannockburn (la suite de Braveheart), ok voilà Blood of Bannockburn.

Des Hussards Ailés Russes, aux gardes Suisses, des tranchées de la première guerre mondiale à la jungle du Viêt-Nam, chaque morceau est une chance d’en apprendre un peu plus sur l’histoire sanglante de l’être Humain.

Il y a même un morceau sans batterie, où la percu est faite avec juste des samples de coups de feu. Beauf ? Peut-être un peu… C’est The Lost Battalion !

Musicalement, Sabaton fait dans le simpliste. Pas de parties de guitares impossible à jouer, pas de tapis de double-pédale, et pas de chant ultra-aigu technique.

Inutile, on fait dans l’efficace avec ce groupe, composé sur cet album de :

 Joakim Brodén — chant

 Pär Sundström — basse

 Chris Rörland — guitare

 Hannes Van Dahl — batterie

 Thobbe Englund — guitare (remplacé depuis par Tommy Johansson)

J’ai mis beaucoup de temps à commencer à écouter Sabaton, et j’ai donc commencé avec cet album, et plus précisément le morceau Blood of Bannockburn dont vous avez entendu un extrait plus tôt.

J’ai du mal à expliquer pourquoi j’aime ce groupe, c’est un tout, ça me parle.
Ça et le charisme du chanteur, ce genre de mec qui vous donne envie d’aller lui parler, boire une bière avec lui…

Bref.
En concert, les gars mettent le feu, ça joue d’enfer, ça s’envoie des fions entre musicos, et tout ça tout en restant accessible au public.

En tout cas je ne peux pas vous dire assez d’aller écouter et de lire les paroles, vous en apprendre plus que pendant vos cours d’Histoire et vous vous amuserez plus.

On se quitte avec Shiroyama, un morceau sur les derniers samouraïs.

MC Solaar – Cinquième As

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler d’un album qui fut un succès commercial, un album qui marque un tournant dans la carrière de son auteur, un album en avance sur son temps, un album que j’écoute encore plus de 15 ans après sa sortie…
Aujourd’hui je vais vous parler de Cinquième As de MC Solaar sorti en mars 2001.

Le tour de force de cet album c’est qu’il réussit à proposer un vrai album de variété, du hip-hop mais de variété, tout de même non loin du rap et de ses thèmes de prédilections.
Même si Solaar est crédité directeur artistique de cet album. C’est aussi (le début de sa fin pour certains) les débuts de sa collaboration avec la Black Rose Corporation un duo de designer sonore qui permettent à ce 5ème As de rester dans la partie.

Après les succès Bouge de là ou encore Caroline Solaar fit son come-back avec un morceau que je n’ai pas encore déchiffré à ce jour.

Solaar Pleure Un titre complètement mystique, puisant dans les références religieuses, introspectif qui parle de bien et de mal.
Un album qui parle d’amour « La belle et le bad boy », « Babylove » « Playmate » et bien sûr « Hasta la vista » énorme single tellement en rotation sur les ondes à l’époque qu’on en parlait presque espagnol à la fin de l’été.

Dans cet album Solaar évoque également les colonies dans le titre du même nom. Les armes à feu dans le titre « Arkansas ». L’argent avec l’ancêtre du RSA, le « RMI », s’attaquant même à ces comparses et au streetwear déjà en vogue à l’époque.

Alors qu’on aime à le moquer pour ses participations aux « Enfoirés », l’autoproclamé poète faignant qui court derrière les papillons s’apprête à sortir un nouvel album et j’ai hâte de le découvrir.
En attendant on écoute « Samedi Soir » le morceau caché de l’album.

Megadeth – Risk

En 1999 sortait l’un des meilleurs albums de rock jamais produit.

Un peu pop, complètement rock, expérimentant les sons, les effets, cherchant à pousser un style à son maximum, le résultat est une Å“uvre d’art insaisissable, qui aurait fait passer n’importe quel groupe de rock des années 90 à la postérité.

Or cet album manqua de peu de détruire ses auteurs, qui se séparèrent après 10 ans de carrière commune.

Aujourd’hui, on parle de l’album TRES controversé Risk, de Megadeth.

J’ai longtemps hésité entre cet album et celui sorti 2 ans plus tôt, en 97, Cryptic Writings, dernier album du groupe à devenir disque de Platine, mais j’avais envie de changer un peu et de parler d’un album que j’exècre, et ce n’est pas parce que je le déteste qu’il n’est pas indispensable, loin de là…

Pour commencer, sachez que je n’exagère rien en disant que cet album aurait fait passer au rang de légende n’importe quel groupe de rock qui l’aurait sorti.

Seulement voilà Megadeth et bien c’était déjà un groupe de légende, mais dans le Thrash Metal.

Alors quand ils décidèrent de sortir cet album, tentant de surfer sur la popularité de leur album précédent en poussant le coté pop-rock à l’extrême, les fans hurlèrent au massacre.

Ce qui en résultat fut :

 un échec commercial sans précédent pour le groupe

 le départ de Marty Friedman, guitariste hors-pairs qui avait participé à l’obtention des lettres de noblesse du groupe

 Et à la sérieuse remise en question de Dave Mustaine, chanteur-guitariste fondateur du groupe.

Quelques années plus tard, celui-ci déclara « J’aurais dû sortir cet album en mon nom, et pas celui du groupe, ça a été mon erreur ».

Toute sa complexité se trouve là, il s’agit du meilleur album de rock des années 90, et du pire album de Megadeth.

Et je le tiens responsable des dissensions et de la séparation du groupe.
Le batteur Nick Menza venait d’être remplacé par Jimmy DeGrasso, officiellement à cause d’une tumeur sur son genou droit.

Mustaine et Friedman avaient des relations de plus en plus tendues, car les directions dans lesquelles ils souhaitaient diriger Megadeth divergeaient.

Dave voulait retourner à ses racines Thrash, et Marty s’orienter vers quelque chose d’encore plus pop, à une époque où Mtv ne passait plus que du R’n’B et de la Pop, et où la culture métal n’intéressait plus que les puristes, les jeunes rebelles et les vieux de la vieille.

C’est finalement Mustaine qui eut le dernier mot, ce qui donna lieu au départ de Friedman.

Car Megadeth, comme je le disais plus tôt, il s’agit de l’un des plus gros groupes de Thrash au monde, il fait partie du Big 4, avec Metallica, Slayer et Anthrax.

On a donc un album qui se retrouve tiraillé entre une volonté de proposer quelque chose de nouveau, et le besoin de maintenir en vie un style, une époque et l’identité même de son leader.

Écoutez-le, aimez-le, détestez-le, peu importe, cet album est indispensable pour comprendre la carrière du groupe et la fin d’un style de vie tant il représente à la perfection son époque. (Time : The Beginning 0.00/0.30)

Les parties de guitares sont simples, les mélodies entraînantes, la basse de David Ellefson groove comme il faut, mais rien de tout ça ne « sonne » Megadeth.

C’est trop gentil, trop fm, on ne sent pas l’agressivité qui a fait la réputation du groupe, ce côté ras-le-bol d’une génération de jeunes sans avenir, de miséreux qui hurle sa colère, merde au gouvernement, merde à la guerre, merde à la vie et merde à vous !

A la place on a la bande originale d’Universal Soldier : The Return, un film avec Van Damme.

Bref, je me suis déjà trop étendu sur le sujet, on se quitte avec le titre Insomnia.

STEREO MC’S – Connected

Imagine ! Oui imagine l’Angleterre en 1992.

Je suis en visite chez un pote de lycée qui a dégotté un job à la BBC. Quelques années plus tôt, il animait une émission sur Béton. La vie est belle, c’est les vacances et je retrouve les joies de me balader dans Londres, Camden, les vieux musées, manger à n’importe quelle heure et sortir dans des endroits incroyables sous les conseils de mon pote. Un soir, nous sommes invités dans une house party. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, me retrouver dans une maison avec au moins 300 invités, serrés comme des sardines à danser sur du hip hop ou de la house joués par des DJs. Je suis à cette époque un gentil rocker élevé à coup d’AC/dc, de Rolling stones, de ramones, Beach boys et autres tendances toutes confondues. Le hip hop ce n’est à priori par pour moi… Mais là c’est la grosse calotte dans ta tronche… un groupe ressort du lot Stereo Mc’s. Le premier morceau Connected est le tube à ne pas rater que l’on a entendu en intro. On peut acheter l’album que pour un morceau non ?… mais là n’est pas le problème car tout est bon et on a du mal à zappé les morceaux.

Le 2éme extrait arrive tout naturellement en plage 3 de l’album. Everything. J’ai l’impression d’entendre de la flute traversière… mais rien à voir avec Jethro Tull ou tout autre flûtiste désormais tombé dans l’oubli.

La plage 7 est tout aussi dansante. Step it up. Je ne vous l’ai pas dit faut se lever, pousser le volume à fond et danser. Ça passe à quelle heure cette émission ? On s’en fout, to the left to the right… danse

Un titre planant Chicken shake. Une voix suave, des sirènes au loin. Mais vacherie ça veut dire quoi ce titre, la danse des poulets ?
Et l’avant dernier morceau qui tabasse à mort. Là tu arrêtes tout ! Tu sors de ta caisse et tu danses dans la rue, la musique à fond. Creation, talking about creation…

Après faut attendre une bonne dizaine d’année pour réentendre parler d’eux… Allez déjà acheter celui-là… Connected en 1992 à l’époque personne n’était connectée… et c’était peut-être pas plus mal.