Béton et la Ferarock sont partenaires de la 33e édition des Trans Musicales de Rennes.
Des phoners avec nos envoyés spéciaux:
JEUDI 1ER DECEMBRE : 17H
VENDREDI 2 DECEMBRE : 13H
SAMEDI 3 DECEMBRE : 10H
Des Interviews, des extraits de live diffusés sur Béton et à écouter ou ré écouter sur le site de la Ferarock!
Pendant le festival, les radios de la FERAROCK seront en direct et en public, au Parc Expo à Rennes les vendredi 02 et samedi 03 décembre de 21h à minuit. Pour vous proposez des interviews exclusives des artistes programmés, de la bonne humeur et de nombreuses retransmissions de concerts.
On était résigné, sans le moindre espoir de pouvoir ré-entendre un jour de la part d’un groupe français un album totalement libre qui puisse répondre à la perfection. On y avait pourtant cru en de multiples occasions, et cela aurait été le cas si, à chaque fois, le disque en question n’avait pas été plombé par quelques morceaux dispensables. Comme souvent dans ce genre de situation, la persévérance se voit récompensée lorsqu’on n’est plus dans l’attente: la bave aux lèvres et la laisse bien tendue, Zëro sort “Hungry Dogs (In The Backyard)â€, un troisième album qui mord le rock français si profond qu’il en gardera assurément longtemps des cicatrices.
Une telle oeuvre, variée mais à l’indestructible cohérence, sans aucun faux pas, il fallait forcément qu’elle soit signée par quelques vieux de la vieille, des mecs avec assez de bouteille et de talent pour venir rappeler aux jeunes branleurs qu’il leur faut d’abord apprendre à faire des ricochets avant d’avoir la force de balancer un parpaing comme celui-ci. Pourtant loin d’être de tels donneurs de leçons, seulement habités par la ferme volonté de toujours se renouveler, de porter leur musique plus haut qu’elle ne l’était déjà en donnant corps à chacune de leurs idées, les lyonnais décrochent la timbale avec l’air de ne jamais l’avoir visée. Depuis longtemps planqué derrière cette humilité type du musicien sachant pertinemment que sa musique ne rimera jamais avec autre chose que sa propre notion de plaisir, Zëro passe donc encore un nouveau cap en s’autorisant tout.
Ainsi, il joue intelligemment (â€Fast Carâ€), bidouille avec délicatesse et inspiration (â€Clown In a Crowdâ€), refuse constamment la facilité sans jamais céder à la complexité (l’imparable “Speedballâ€), respire pour mieux retenir son souffle (â€Cracker’s Ballroomâ€, “Queen Of Painâ€), chante parfois, mieux que jamais de surcroit. Sans compter que, pour finir de mettre cette approche unique en valeur, le combo s’amuse à balancer l’auditeur entre diverses ambiances qui lui vont toujours bien au teint, qu’elles soient ambient (le délicieusement hypnotique “Hackin’ Aroundâ€), ou à l’intensité furieuse (tribale sur “The Trapâ€, noise pour “Feast Of Freaksâ€). Voilà un coup de maitre qui mérite définitivement d’être écouté plutôt que d’être lu. Dégagez maintenant, les chiens sont lâchés.
À écouter sur Ici D’ailleurs et toute la semaine sur Radio Béton!
Ils sont 2, ils ont une basse et batterie, ils font de la noise n’Bass, ils viennent de Toulouse : ils s’appellent SEC et ça va saigner dans vos oreilles sur le 93.6 FM et en direct dans notre perchoir de studio !
Vous en voulez plus ? OK!
« SEC ne fait pas de JAZZ, sec ne fait pas de pop, sec ne chante pas en français, sec ne mange pas de homard, sec ne paie pas toujours les transports en COMMUN, sec n’accepte pas l’inacceptable, sec ne joue pas des airs de guitare SYMPA, sec n’est pas artiste-auteur-compositeur-interprète, sec n’a pas à se plaindre du montant de son avis d’imposition, sec n’est pas télévisé, sec n’aime pas les compromis, sec n’a pas envie de voter, sec ne s’intéresse pas au cours de la BOURSE, sec ne croit pas en la reforme, sec n’a pas la foi, sec n’a pas de compte aux Iles Caïman, sec ne touche pas de revenus PUBLICITAIRES, sec ne lit pas assez, sec a essayé le TRAVAIL et ça ne l’a pas rendu libre, sec ne met pas d’eau dans son vin, sec n’est pas syndiqué, sec n’a pas de projet d’avenir, sec ne joue pas dans les smac, sec n’est pas végétarien, sec n’achète pas de mp3, sec ne croit pas au père noël, sec ne regarde pas assez arte, sec n’aime pas Guillaume Canet, sec ne joue pas de percus, sec a maintenant droit au RSA, sec CRAME les deux bouts de la chandelle, sec défonce les portes ouvertes, sec est de COLOMIERS le rock, sec est sympa, sec est SEC. »
Et SEC sera en concert avec ULTRA PANDA (Stoner Disco Noise) au bar des Joulins ce soir à 21 H ! Un concert organisé par le Collectif MLP !
Une guitare en bois avec derrière : un homme. Seul. Eric Pasquereau gravira la tour de Radio Béton pour une Beton Session en direct et en public pour votre plus grand plaisir et en preview du concert du soir même au Joulins ! Rdv Mercredi 16 Novembre à 17H sur le 93.6 !
A.S.M (A STATE OF MIND) – « CROWN YARD »(Lab Oratoire/Third Culture)
C’est l’histoire d’1 Anglais (Fade), d’1 Allemand (FP), et d’1 Canadien (Green T) qui après avoir répandu la bonne parole avec leur formidable 1er album « PLATYPUS FUNK », reviennent avec cet album haut en couleur, « CROWN YARD ».
Les « Gentlemen Hooligans » comme les a surnommé la presse spécialisée rendent hommage à la Blaxploitation, donc à la culture noire des années 70. Album sentant bon les relents douteux des artères coupe-gorges des grosses métropoles Américaines filmées tant de fois par Melvin van Peebles.
Justement, parlons en de la blaxploitation. La musique de A state of mind aurait largement pu être la Bande son du SHAFT de Gordon Parks, voire de son remake sorti en 2000. Alors imaginez un peu cette ambiance toute droit sortie du Jeu vidéo Driver ou d’un film de Tarantino, où le tueur supprime un jeune dealer en écoutant un morceau comme « Splice the mainbrace » ou le morceau soul « Limbo » qui termine cet album.
Vous l’aurez bien évidemment compris: C’est de la funk dont il s’agit ! Avec une pincée de hip hop à l’intèrieur (« Rhodes less travelled » qui rappelle l’Australien TRUE LIVE, par exemple ou « Lovelife »).
D’ailleurs le grand WAX TAYLOR avait su ferrer le bon poisson en les invitant à faire sa première partie sur une tournée Européenne. Ca a propulsé nos 3 gaillards en studio pour l’enregistrement de leur 1er album. Comme quoi, tout n’est pas seulement une question de piston, il y a le talent aussi.
En tant qu’avocat, je vous conseille vivement de mettre ce « Crown yard » dans vos lecteurs Cd de votre automobile dénuée d’amortisseurs, achetez vous un chapeau et prenez vous, juste une seconde, pour Samuel. L. Jackson en fermant les yeux. Vous allez voir, ça marche !!
Comme dirait mon neveu « Cet album, bordel, il est juste énorme quoi ! » Alors si tu le dis mon gars…
Samedi 29 octobre : 21h00 / 01h00 en direct du festival avec au programme interviews et retransmission des concerts.
Au programme:
YANN TIERSEN
DIABOLOGUM
ENVY (jap)
ICONACLASS (usa)
PNEU
MEIN SOHN WILLIAM
MELLANOISESCAPE
MAGNETIC & FRIENDS…
Vous pouvez aussi gagner des places et des compilations du festival sur le site de la ferarock dans la rubrique « jeu concours » et sur toutes les radios de la FERAROCK !
Histoire de mettre un peu les choses en place, allons vous expliquer ce qu’est le « Off-Beat ». Pour vous la faire rapide, c’est une déclinaison post-futuriste du Hip-hop, qui, la plupart du temps, ose des complexités de structures et dont le charme réside dans le contretemps des rythmiques. En clair, c’est plus extrême qu’un Madlib et cette façon de faire laisse toujours autant des traces. Comme par exemple le premier album du producteur Anglais Lone ; la vision étoilé du label Brainfeeder et aujourd’hui, le natif de San Diego « Elan ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce producteur vient de nulle part, il ne culmine pas les Blogs mais pourtant ! Fraichement signé sur le label de Modeselektor et auteur d’un premier Ep (Bleep Bloop Brrrrrmmp) étonnant d’efficacité au milieu de l’année, il ne dérange pas la concurrence. Et puis, d’un côté quelle concurrence vous allez me dire, sachant qu’il fait partie du collectif de musicien/vidéaste « Wediditcollective » avec Shlohmo …
Possédant peu de temps mort et d’ennui, l’album repose autant qu’il frappe fort. Une façon d’écrire ce style « Off Beat » qui fait suite naturellement avec l’album de Samiyam, tant son rapprochement est sincère, à la différence que les morceaux sont plus longs et gagne de souplesse. Des influences autant marqué par le P-Funk « Downtempo » (Good High) ; l’Electro-Funk robuste, teinté de touche à la The Neptunes (Shoot The Beam) ; l’ouverture qui claque sévère, pour un Hip-hop avec un univers prenant (I Can’t Breathe) ou le plus classique roulement d’une base Hip-hop mais qui fait la différence grâce à cette touche très musicale, hyper « Bounce » et Soul (Dry Lemons). Il y a un grain et une chaleur très forte, comme gorgé de soleil… mais ce n’est pas de la « Chill-Wave », donc moins neuneu qu’un « Washed Out » par exemple.
Dans le deuxième CD, des producteurs ont totalement réussis les paris des remixes qui apportent un brin d’audace et de transgression. Pour certains, le résultat est plus froid, mais gardant le groove comme le diabolique « Bleep Bloop Brrrrmmp » remixé par Byetone, pour une Techno carré et millimétré. Herobust quand à lui remixe « Benson Bridges » d’une façon plus classique mais travaillant ce côté ludique et très « Bounce » de l’original. Cosmin TRG fait du Cosmin TRG, c’est-à-dire un pied au Berghaim et l’autre à la Fabric, pour une Techno à la Ostgut. A côté, Modeselektor revisite « Bleep… » d’une façon très enjoué.